A la « révolution informatique » des années
70-80, les médias ont fait succéder la « révolution Internet » depuis le début des
années 90. Derrière l'aspect sensationnel mis en avant, les évolutions du cadre
technologique et communicationnel des entreprises sont importantes, pouvant remettre en
cause tant leurs relations à l'environnement que leurs processus internes de production :
comment trouver et fidéliser ses clients, comment gérer l'urgence et
l'imprévisibilité des commandes, et proposer un choix plus pertinent que ses concurrents
traditionnels ?
comment concevoir les relations humaines en travaillant à distance
avec des moyens de communication majoritairement électroniques, quand on est dans une
équipe dispersée sur plusieurs continents ?
Travailler,
vendre, communiquer en s'affranchissant peu à peu des barrières traditionnelles du temps
et de l'espace, tel semble être le dénominateur commun de ces nouveaux modes de
coordination des activités.
Avec
les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), la faiblesse
apparente des investissements nécessaires et les nouvelles perspectives de gain souvent
vantées par la presse professionnelle, nous sommes amenés à nous interroger sur
l'opportunité d'une introduction rapide de ces technologies chez l'Artisan.
Contrairement
aux grandes entreprises, qui disposent le plus souvent d'un département de veille
technologique chargé d'évaluer les possibilités des innovations pour leur activité,
les Artisans, par manque de temps ou de compétences spécialisées en NTIC, ont plus de
difficulté à intégrer ces bouleversements dans leurs décisions. Leurs demandes de
conseil vis-à-vis des organismes publics ou parapublics tels que les Chambres de Métiers
se font de plus en plus nombreuses, constituant une suite logique au rôle de
soutien que ces organismes avaient tenu lors de l'informatisation traditionnelle.
Comprendre
la place que devraient occuper les NTIC pour l'Artisan constitue une première étape
indispensable à la définition des rôles de soutien que pourraient tenir les organismes
publics. A cette fin une réflexion en amont devait s'initier, exempte des déformations
passionnelles liées aux sujets d'actualité. La collaboration entre la Chambre Régionale
de Métiers du Languedoc-Roussillon et le Centre de Recherche En Gestion des Organisations
(CREGO) de l'Université Montpellier II a permis d'allier les expertises, tant du terrain
que scientifiques.
Le
colloque « @rtisanat et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication
», qui s'est déroulé à Montpellier le 1er décembre 1999 a donc eu pour
vocation d'informer tant les Artisans que les établissements publics régionaux sur les
enjeux des NTIC pour les petites structures.
Partant d'un état des lieux de la diffusion des NTIC auprès des
petites entreprises, nous avons précisé les effets attendus de ces technologies sur
l'activité de ces entreprises. Ceux-ci pouvant concerner soit le travail à distance,
soit la relation à l'environnement commercial.
Le travail à distance au moyen des NTIC, par la mise en place de
réseaux d'échanges comme les groupes de travail dispersés géographiquement ou la
formation à distance des membres de la structure, ont apporté et apportent de
nouvelles réponses aux problèmes traditionnels de coordination et d'apprentissage des
entreprises. Le commerce à distance, avec principalement le développement du commerce
électronique, fait évoluer la relation marché - entreprise, tant au niveau des
déterminants marketing que des bases juridiques. Ces deux facettes, travail et commerce,
ont soutenu une réflexion centrée sur les spécificités des petites entreprises.
cette journée a été organisée
avec l'appui du Conseil Régional, du Conseil Economique et Social et de
la Délégation Régionale au Commerce et à l'Artisanat du Languedoc-Roussillon
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